
les députés conservateurs québécois jouent le rôle de promoteurs de l'industrie ontarienne alors qu'ils prétendent défendre la nation du Québec
- Claude Guimond
Ottawa, le 1 juin 2010 — C’est en ces termes que s’est exprimé Claude Guimond, député de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Ressources naturelles, au terme du débat, en Chambre, sur le Budget principal des dépenses de 2010-11 des Ressources naturelles. Claude Guimond n’a pas hésité à assaillir de questions le ministre des Ressources naturelles, Christian Paradis, l’incitant à considérer les intérêts du Québec et le développement des régions dans les futures décisions gouvernementales.
« Ce dont l'industrie forestière a besoin pour se remettre sur les rails, le ministre et le gouvernement le savent fort bien, ce sont des garanties de prêts. Tout le monde sait que c'est la solution, mais le gouvernement ne fait toujours rien. Pourquoi le gouvernement prétend-il à la Chambre que les garanties de prêts sont illégales selon l'entente sur le bois d'œuvre, alors que ses avocats tentent de prouver le contraire devant la Cour internationale d'arbitrage de Londres et que des avis juridiques confirmant leur validité ont été émis par divers cabinets d'avocats? Que fera le ministre si le jugement de la Cour internationale d'arbitrage de Londres sur le litige entre le Canada et les États-Unis sur les garanties de prêts accordées à l'industrie forestière déclarait celles-ci légales? », a demandé Claude Guimond.
« Plutôt que d'opposer la croissance économique à la protection de l'environnement, comme l'ont si bien fait les gouvernements fédéraux qui se sont succédé, il est au contraire le temps de donner l'impulsion en faveur d'un développement durable. Des solutions et des idées de développement durable, il en existe plus d'une. À titre d'exemple, mes collègues et moi avons reçu dernièrement au Comité permanent des ressources naturelles un organisme de ma circonscription, soit la coopérative forestière du Haut Plan Vert de Lac-des-Aigles. Son but est de redynamiser les localités rurales par la production d'énergie que le milieu pourra utiliser pour répondre à ses propres besoins, et ce, grâce à la mise en valeur des terres agricoles abandonnées. Des idées comme celle-ci, il en existe plusieurs. Le problème, c'est qu'il manque d'argent pour les réaliser. », a déclaré le député de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques.
Claude Guimond a aussi dénoncé le comportement du gouvernement conservateur qui, sur un total de 1 milliard alloué au Fonds pour les énergies propres, a alloué 800 millions à des projets de captage et stockage de carbone. Pour le député de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques, les 800 millions de dollars qu'il consent, en deux ans, aux pétrolières pour le captage et le stockage du carbone ne sont rien d'autre que des subventions déguisées à une industrie milliardaire.
De son côté, le ministre des Ressources naturelles s’est contenté de rappeler les maigres contributions apportées au développement des énergies vertes et de l’industrie forestière, contrairement aux généreuses contributions accordées à l’industrie pétrolière et automobile, principalement concentrée en Ontario.
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Renseignements : Jean-Sébastien Poulin
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